Accélération

Comme la planète entière, la sphère publique et politique est confrontée à un nouveau paradigme qui se caractérise par trois accélérations majeures simultanées : celle du marché (la globalisation), la Mère Nature (le changement du climat) et la loi de Moore (le changement technologique).

365°

Dans ce contexte, notamment avec l’avènement des nouvelles technologies, l’espace public s’est ouvert et élargi, la mécanique du débat public s’est transfigurée, la fabrication de l’opinion publique s’appuie désormais sur de nouveaux processus, tandis que l’information est devenue immédiate, plurielle, surabondante, gratuite et accessible, n’importe où et à n’importe quelle heure. Dans le même temps, une nouvelle hiérarchie des émetteurs du savoir s’est instaurée avec la naissance de « l’hypercitoyen », la relation élu-citoyen-médias a changé, la spectacularisation de l’information a pris le pas sur les débats de fond (le jeu politique écrasant le plus souvent les enjeux de politiques publiques !) et l’immédiateté, l’ubiquité et l’universalité sont devenues la norme. Bref, la communication publique n’a plus d’espace réservé… et in fine, c’est la bataille de l’attention qui se joue en permanence.

Du sens

Les repères ont, donc, profondément changé induisant de nouvelles méthodes d’analyse, de nouvelles stratégies et de nouveaux outils. Désormais, l’acteur public, institutionnel ou politique, doit mieux filtrer l’information, mieux structurer ses actions et ses dispositifs, mieux se rapprocher des pratiques sociales en lignes des individus, mieux travailler en réseau, anticiper davantage… et, surtout, doit redonner du sens à sa communication. En effet, la communication publique ne peut plus se limiter à une pédagogie descendante et doit se réinventer en fonction de l’individu, de ses goûts et de son agenda.